Monday, November 3, 2008

Le grain de maïs qui refuse de devenir pop-corn.

On nous prépare dès notre plus tendre enfance à être prêts à assumer un rythme de travail.
L'école commence à 8h se termine à 16h, le travail lui c'est de 9h à 17h.
Ce n'est surement pas un hasard que l'on veuille nous préparer à servir la société, au final faut bien travailler comme on dit, non ?
Excepté que ce travail va devenir notre raison de vivre et on l'accepte tranquillement, parce qu'on nous le matraque depuis l'école.
On apprend nos enfants à se formatter, on leur dit que ca leur servira plus tard, mais on ne réalise pas qu'on est entrain de les dénaturer, les aliéner de leur vrai potentiel, qui est complètement inconnu depuis les grecs ou Charlemagne, ca ne fait pas de différence.
L'école est une énorme usine de conditionnement pour mieux servir la "compagnie", l"institution" ou la "société", et surtout à oublier que nous sommes cette société, nous sommes cet hotel, nous sommes cette économie.
En gros on apprend de la merde, de la bonne merde certes, mais de la merde quand même.
Je ne parle pas des cours, un peu si quand même (faut arrêter avec les "gentils" philosophes que sont Kant ou Descartes, on veut Laboetie, des choses un peu plus "stimulantes"), mais surtout de la méthode.
Cette facon de vouloir toujours que les enfants bossent plus, c'est exactement le travailler plus pour gagner plus du cher Nicolas Sarkosaure. On oublie pourquoi on bosse (ah si l'argent) et on ne sait pas pourquoi on étudie (ah si pour trouver du travail, et... gagner de l'argent).
On est comme des graines de maïs dont le sort de devenir des pop-corns est déja scellé.
On nous met au feu pour qu'on explose et qu'on soit pret pour la bouffe.
Sauf que... certaines graines n'explosent pas...
On dit que ces graines grillent, mais je pense qu'elles prennent juste le temps de savoir ce qu'elles veulent devenir, ca a beaucoup de potentiel un grain de maïs...
Ces graines n'interessent personne, elle cassent les dents, et c'est tant mieux, c'est la seule facon d'échapper au déglutinage aveugle qui serait leur destin si elles seraient devenus pop-corns.
On les leurre, on leur dit mais si regardez c'est beaucoup plus beau en pop-corn, on essaye même d'en convaincre certaines en leur disant, vous serez au caramel si vous explosez, mais certaines savent que le pop-corn c'est pas pour eux, elles ne savent pas ce qu'elle vont être mais préfèrent attendre au lieu de faire semblant de faire quelque chose, et quand elle savent; j'ai pas envie d'être la casserole...