Qu’est ce qui serait plus égoïste ? Quitter tout le « système » école, fac, boulot, fric, famille ou y adhérer.
A première vue, partir, c’est laisser les efforts de nos parents, la valeur de leur argent, les connaissances accumulées, et même nos amis tomber. Partir serait donc égoïste.
Mais si cela est vrai, alors plus de 90% (estimation approximative) des habitants de la planète sur au moins 4 ou 5 générations (depuis la fin des grandes explorations) ne sont pas égoïstes. Et si cela est vrai, pourquoi est-ce qu’on est autant dans la merde (sur laquelle même le P.Q ne marche plus !) par rapport à l’Autre ou à la planète.
Si on regarde de plus près, on reste, au fond, pour une chose: soi même, et alors rester devient tout aussi égoïste mais surement pas plus.
Il n’y a rien de plus confortable qu’aller en cours, aller au boulot, gagner sa vie, payer les factures et avoir un toit.
Je ne dis surtout pas que c’est facile, mais c’est plus confortable, que de partir sans savoir où l’on va, partir juste pour y aller. On a nos repères (et oh combien ils sont devenus important ces repères dans notre vie), notre maison, nos amis. Et surtout 99 % de la planète se plaint d'un sujet commun: le fric (vu que d’après les statistiques, seul 1% de la planète peut être considéré comme riche.) Je ne mentionne pas les troubles de la santé car elles affectent autant ceux qui partent que ceux qui restent.
Je ne critique pas ceux qui le font, et je le ferais aussi ! Ils ont bien raison de le faire pour plusieurs raisons, pour le confort, pour la vie sociale et surtout pour perpétuer la race humaine d’une façon saine ! (Je me demande bien si elle va le rester)
J’aimerais bien partir découvrir les intestins de cette humanité, aller voir comment se font les choses ailleurs, comment un esquimau tient sa tasse de thé ou comment un zulu exorcise la malchance. Aller a la rencontre de l’autre moi, qu’on ne voit que dans des documentaires commentés par Nicolas Hulot (que j’aime beaucoup par ailleurs) ou bien sur ARTE. Aller discuter avec les gens et me reconnaître dans toutes ces cultures pour pouvoir mieux comprendre pourquoi je serais resté chez moi Je n’ai pas envie d’être limité seulement à ce mode de vie qui traine sur une vie entière et qui ne fait qu’ « assurer » ma vie et celle de mon entourage. Et finalement je retournerai, parce que j’appartiens à ce mode de vie et le nier serait me nier moi-même. Mais lui appartenir ne veut pas dire devoir y rester toujours.
Ce n’est pas une révolte contre quelque chose qui me pousse vers cette direction, c’est plutôt une attirance vers l’autre. Ce n’est pas une contre-réaction, je n’ai rien contre ce mode de vie, c’est plutôt une initiative pour découvrir et voir de mes yeux le reste de cette humanité qu’on décrit dans les journaux et dans les nouvelles.
C’est comme si un bédouin qui bouge chaque jour d’endroit décide d’aller à N.Y pour comprendre comment ça fonctionne, il n’est pas nécessairement contre son mode de vie mais plutôt intéressé par le reste.
Qui sait peut être on a tous un point sur lequel on peut être d’accord, peut être on croit tous en la magie, et peut être aussi que ça ne me servira à rien. Mais ce n’est pas grave car je veux le faire pas pour que ça serve à quelque chose mais juste par curiosité de l’Autre et de toute façon l’essentiel reste bien d’avoir des aventures au sens large du terme, que se soit ici ou ailleurs.
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