Thursday, January 8, 2015
Ils ont tué Honoré
Friday, September 11, 2009
Masquera, Masquera pas
A force d'enlever des masques, est-ce qu'on disparait?
Monday, November 3, 2008
Le grain de maïs qui refuse de devenir pop-corn.
L'école commence à 8h se termine à 16h, le travail lui c'est de 9h à 17h.
Ce n'est surement pas un hasard que l'on veuille nous préparer à servir la société, au final faut bien travailler comme on dit, non ?
Excepté que ce travail va devenir notre raison de vivre et on l'accepte tranquillement, parce qu'on nous le matraque depuis l'école.
On apprend nos enfants à se formatter, on leur dit que ca leur servira plus tard, mais on ne réalise pas qu'on est entrain de les dénaturer, les aliéner de leur vrai potentiel, qui est complètement inconnu depuis les grecs ou Charlemagne, ca ne fait pas de différence.
L'école est une énorme usine de conditionnement pour mieux servir la "compagnie", l"institution" ou la "société", et surtout à oublier que nous sommes cette société, nous sommes cet hotel, nous sommes cette économie.
En gros on apprend de la merde, de la bonne merde certes, mais de la merde quand même.
Je ne parle pas des cours, un peu si quand même (faut arrêter avec les "gentils" philosophes que sont Kant ou Descartes, on veut Laboetie, des choses un peu plus "stimulantes"), mais surtout de la méthode.
Cette facon de vouloir toujours que les enfants bossent plus, c'est exactement le travailler plus pour gagner plus du cher Nicolas Sarkosaure. On oublie pourquoi on bosse (ah si l'argent) et on ne sait pas pourquoi on étudie (ah si pour trouver du travail, et... gagner de l'argent).
On est comme des graines de maïs dont le sort de devenir des pop-corns est déja scellé.
On nous met au feu pour qu'on explose et qu'on soit pret pour la bouffe.
Sauf que... certaines graines n'explosent pas...
On dit que ces graines grillent, mais je pense qu'elles prennent juste le temps de savoir ce qu'elles veulent devenir, ca a beaucoup de potentiel un grain de maïs...
Ces graines n'interessent personne, elle cassent les dents, et c'est tant mieux, c'est la seule facon d'échapper au déglutinage aveugle qui serait leur destin si elles seraient devenus pop-corns.
On les leurre, on leur dit mais si regardez c'est beaucoup plus beau en pop-corn, on essaye même d'en convaincre certaines en leur disant, vous serez au caramel si vous explosez, mais certaines savent que le pop-corn c'est pas pour eux, elles ne savent pas ce qu'elle vont être mais préfèrent attendre au lieu de faire semblant de faire quelque chose, et quand elle savent; j'ai pas envie d'être la casserole...
Tuesday, September 30, 2008
Déménagera/Déménagera pas?
Il semble que Dieu has left the building! (cf. God lives on Wall street)
Eh oui, notre création qui est devenue notre maitre, a "krashé" pour utiliser le mot technique.
La bourse de Wall Street, ultime création humaine faite de nombres virtuels et hallucinants, a eu un malaise.
C'est le cataclysme humain, des gens qui pleurent, des gens désespérés, et tout ca pour de l'argent virtuel. Ces traders pour qui les "stocks" et les chiffres d'argent viruel sont devenus leur seule raison de vivre (je stigmatise un peu, je m'excuse auprès des exceptions, mais c'est pour l'ambiance...)
Faust a vendu son ame pour le bonheur, les traders ont vendu leur ame pour de l'argent.
Mais le pire dans cette histoire a été "évité"... pour le moment.
Le plan de sauvetage proposé au sénat américain consistait d'un paquet fiscal de 700 milliards de dollars. Je ne peux meme pas imaginer ce nombre, mais apparemment il existe!
Et d'ou est-ce qu'on cherche cette somme astronomique (et c'est un euphémisme), de l'argent des taxes!!!
On voulait faire payer les gens pour sauver la tête des entreprises qui ne font que les exploiter à longueur de journée! Pour une fois le sénat américain a fait un truc de bien, et a rejeté la loi.
Mais faut vraiment le faire! Demander une somme avec laquelle on pourrait sauver la moitié de l'espèce humaine pour quelle raison? Sauver les multinationales!
Par souci "d'objectivité", il faut aussi prendre en compte la détresse des gens acteurs de ce cataclysme. C'est vrai que beaucoup de personnes vont se trouver dans des positions difficiles, beaucoup de personnes ont perdu beaucoup d'argent, mais, sans être démagogue, ça fait des années qu'ils s'enrichissaient comme des porcs tout en ne pensant qu'a leur propre personne alors qu'en face, à nouille-york même, les gens crèvent au Bronx. Et leur réponse? l'éternel et toujours "Mais c'est pas de ma faute s'il est pauvre". Eh ben, là vous allez vous retrouvez un peu de temps, au moins, comme eux, et allez dire que c'est votre faute et regardez les gens s'en foutre de vous. Parce que ce monde est dynamique, il change, il faut regarder l'autre et se mettre à sa place, on est tous liés. Et le mec qui crève sous le pont est ma responsabilité aussi... J'ai dévié un peu du thème mais bon, ca m'arrive...
Revenons à nos chers chiffres divins. On peut presque voir sur le "floor" un tableau sorti droit de chez Salvador Dali, où les chiffres sautent de leur écrans multicolores et tombent en chute libre sur la tête de leur fidèles croyants... God has left the building...
J'èspère juste qu'on apprendra et qu'on ne le remettra plus dans ce même immeuble...
Thursday, August 7, 2008
Retour aux sources...
Il y a 10 ans je travaillais en tant que maître nageur dans un centre aquatique pas loin de chez moi et je me rappelais que rester dehors sans protection n'était même pas une option tellement il faisait soleil tous les jours; eh bien 10 ans après, il fait soleil 1 jour sur 4 dans la même région...
J'ai même demandé aux gens autour de moi qui vivent dans différentes régions, et le verdict est le même, les saisons se chamboulent et on a moins de soleil que depuis a peine 10 ans...
Avec ces mêmes amis, on a imaginé ce qui se passerait en cas de "réchauffement climatique", thème très "a la mode" aujourd'hui, et le résultat de "notre" scénario n'est pas si incohérent ou catastrophique dans la continuité de l'histoire humaine...
En effet, si une partie des glaciers du pole nord fond, le gulf stream situé dans l'océan Atlantique se refroidira par les eaux glaciales qui vont s'y déverser, cela va entraîner aussi une augmentation du niveau de l'eau de la mer. La conséquence sera un temps encore plus froid pour ce qui est connu comme les pays du Nord (Europe, USA) avec des inondations dans les villes côtières... Mais... cela aussi aura pour conséquence de refroidir le climat dans les pays du Sud (l'Afrique), pays ou la chaleur et la désertification sont des causes primaires de la pauvreté et du non-développement de ce continent (pour ne pas citer l'exploitation du Nord). On pourrait imaginer alors que le flux migratoire des hommes d'aujourd'hui (Pays du Sud vers Pays du Nord) sera inversé à cause de ce changement radical du climat, et avec l'inversion du flux migratoire, l'équilibre du pouvoir Nord-Sud sera inverse lui aussi. Les pays du Sud reprendront le "contrôle" de la planète, et les pays du Nord vont goûter a leur propre poison. Ce sera cette fois la nature qui donnera raison à Hegel, Le maître deviendra esclave, et l'esclave maître...
Il serait intéressant de noter aussi que l'espèce humaine a débuté en Afrique, et va y retourner pour se protéger, comme le dit Manau: L'avenir n'est qu'un long passe...
Monday, June 9, 2008
Religion "Personnalisée"
Mon cousin va se marier… dans une église…
C’est un bon chrétien mon cousin…
Il prie chaque soir avant de dormir, comme tout les bons croyants…
Il a fait un diner pour fêter ca mon cousin dans la joie et l’amour de Dieu…
Ca lui a coute 100000 Dollars selon ma mère (j’arrive à peine à compter les zéros) à mon cousin…
Il y avait même des feux d’artifices à 10000 Dollars à eux seuls pour le diner de mariage de mon cousin…
Je ne sais pas s’Il est content le Christ de ses fidèles, mais en tout cas tant mieux qu’Il n’ait pas de tombe sinon Il se serait surement retourné dedans…
Sunday, June 1, 2008
Rwaisseh.
Quand j'étais plus "jeune" (je le suis encore... pour un moment...) j'avais des journées où je ne faisais "rien". Je partais dans ma "cabane" et je m'asseyais pendant des heures à faire "rien". Ca m'est toujours venu assez facilement. Je n'avais pas la "bougeotte" et je restais assis a m'"auto-suffire", ne pas avoir besoin de stimulus extérieur (télé, musique, bouquins) pour me sentir "actif".
Mes amis venaient me voir et repartaient en boite ou faire la fête, certains appréciaient ne rien faire, d'autres s'impatientaient, moi j'aimais bien ca.
Je me suis rendu compte depuis quelques jours que ca faisait un moment que je n’avais pas rien fait, des années même.
J'ai donc décidé de prendre ce weekend pour ne rien faire.
J'ai demandé aux gens autour de moi s'ils avaient envie de rien faire avec moi. C'est bizarre les réponses que j'ai eu, en voila un extrait:
"Salut, tu veux rien faire avec moi?"; "Bien sur, on fait quoi?"!
C'est la que je me suis rendu compte, qu'on a une peur viscérale du rien.
Avec l'âge, apparemment, on apprend à s'occuper, a se distraire, surtout a toujours faire quelque chose aussi passif que se soit: voir la télé, écouter de la musique, boire un coup, mais surtout être entrain de faire quelque chose. Le statu quo plait bien. Car ne rien faire, c'est être seul en face de soi; pas d'une manière philosophique mais vraiment être dans le vide, et le remplir de soi. On confond trop le mouvement avec l’action, on pense que si on est en perpétuel mouvement, on est en perpétuelle production alors que beaucoup de ce qu’on fait n’a pour but que de « passer le temps » par peur de se mettre en face de ce rien béat.
Ne rien faire c'est voir une mouche passer et la suivre du regard jusqu'a ce qu'elle devienne encore plus passionnante qu'une finale de coupe du monde.
Mais pour arriver à ca, il faut déjà prendre le risque de rien faire, de s'impatienter, de pas savoir quoi faire, de se dire: "bon je fais quoi?" et de répondre tout simplement : "Rien."
Mon weekend de "rien foutage" a été très dur au début, c'est comme si je cherchais une capacité que j'avais perdue, j'étais déboussolé, comme si on me mettait dans un endroit complètement étranger, alors que j'étais bel et bien dans mon appart avec moi même.
Mais âpres la première phase de « panique », j'ai recommencé à savoir comment ne rien faire, comment jouer avec les doigts de ma main et entendre les notes qui en sortent, comment observer un mur blanc et y voir des tonnes de variations.
C'est comme si je réapprenais quelque technique que j'ai toujours eu en moi mais que j'avais pose quelque part dans ma tête et qui s’est empoussiérée.
J'ai paniqué a un certain moment où je me suis pose la question, et si je n'avais pas rien fait pour les 10 années à venir, est-ce que j'aurai perdu cette capacité complètement, mais la réponse a été immédiate: il y a des choses en nous qui sont marqués comme un tatouage, il suffit juste de leur donner leur chance pour qu'elles reviennent.
J'écris ce post, sur ma balançoire, je regarde mon hamac et je parle avec le vent pour lui demander une petite brise, et il me répond.
Ca fait du bien d'être en soi chez soi.